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Articles récents de cette communauté
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" ... l’hadès au seuil de l’écritoire / où cette page, en vain, se froisse... "
c’est ma dérive. sur mon erre,un jour de plus, voiles carguées,je vais à l’amble, sans dessein :avance, va, mon vieux navire. ici, dans l’aube qui chavire,en ce bas monde, dans son sein,toutes mes amarres larguées,de longtemps, je n’ai touché terre.
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"... jardinier de mélancolie, / en mon parterre est l’ancolie ... "
poème est une fleur d’ennui,corolle orange d’un soucis, épine dans un cœur morose,la simple gloire d’une rose. jardinier de mélancolie,en mon parterre est l’ancolie,boutons, d’or – on dit renoncules,y sont parures majuscules. j’effeuille ici la marguerite,au gr
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... comme les frondaisons outrées par les grands vents ...
ce calme relatif où bruit tant de silencevers l’argutie du soir effondrée dans l’instant ;ce bavardage clos où plus rien ne s’échange,sinon, sous les mots creux, qu’un vide exaspéré ; comme un moutonnement de verbiage inutile,comme les frondaisons outrées par les grands vent
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Jean-siméon chardin, (1699-1779), nature morte avec pêches, un gobelet, des raisins et des noix
nous sommes visités par de tendres images,prémices des éclats où s’extasiaient nos jourset, dans le sol verbeux de nos vains bavardages,nos silences aussi, s’intercale l’enfance. nous recherchons en nous cette source d’errance,nostalgique m
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Constantin brancusi, (1876-1957) le baiser
lâche, lâche la bride, un instant téméraire,à ton désir secret qui veille en ma chaumièreprès du feu qui se meurt et rougeoie mollementcomme tièdes ardeurs dédiées au firmament. ma bouche à ton sein lourd apporte sa prébendeet j'offre à ton amour tout ce que j’appréhende,recueilli en ta fo
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Claude monet (1840-1926)," la vague verte" détail
sous mon front, quelquefois, prospère le silence.les jachères sont lieux heureux pour le poème :aux friches de pensée erre la fleur sauvage. comme, en un ciel serein, divague le nuage,il est sente indécise où vague ma bohème,telle, en la mer immense une vague s’élance. en la rive du verbe
La poésie est le seul vrai investissement rentable: elle rapporte bien-être, joie,lucidité, mieux -vivre. jv anthologie jacques viallebesset prix 15 e disponible sur www.lenouvelathanor.com si vous souhaitez recevoir un exemplaire dédicacé de ma main amie, veuillez me laisser un message privé sur facebook. que la poésie vous garde....
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... près de ma mère et de ma sœur, la camarde est en filigrane, elle a fait son choix, la faucheuse ...
j’étais ce môme inquiet, toujours,de ne savoir trouver sa place,incertain de son moindre geste,presque aux abois, empli d’angoisse. mon image, en l’hier, se froisse.sur la photo, c’est manifeste,je souriais. là, nulle tracede mon di
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... lové telles lianes / au port d’incertitude où je pose mon sac, / amer, désemparé ...
j’ai écrit plus de vers que n’ai vécu de jours… en ces mots exhalés s’inhument mes séjours, le doute est en mon front incrusté par le verbe et tant d’espoirs reclus au sillon de ma gerbe. reste la nostalgie au soir noyé de brume aux embrun
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Hokusai (1760-1849), ejira, province de suruga, série des trente-six vues du mont fuji, v. 1831
je suis la plaine dévastéeaprès la grande pluie d’orage,après la nuit, l’aube effacéejusqu’aux décombres du naufrage. mon étrave n’est plus qu’un songeune inanité mon voyage,incursion au bout de ma longe,perdition de mon héritage. non
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... l’art est universel et n’a point de chapelle son réel est humain et transcende le temps ...
il est un ciel profond de musique profanequi touche le sacré par de puissants accords ;et dans le chœur d’église, rive séculière,un chant d’humanité plus fort que le divin. l’art est universel et n’a point de chapelleson réel est huma
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Édouard manet (1832-1883), marée montante
ce que furent nos jours et l’élan de nos reins ?dans la confuse ardeur des années d’apogée,sacrifiée dans la presse au vague quotidien,notre vague, épandue, a couru sur la grève. en ce rivage amer l’écume d’un vain rêveachève sur le sable, où ne se construit rien,son vide d’ambition ;
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... amour encor me ronge / et tire sur ma longe ...
le jour est à la pluie.au ciel gris, tout m’ennuie,tout finit, telle suie. une mouche questionne,bourdonne, tourbillonne,où mon âme fredonne, agacée, l’air ancien ;une rime revientet mon cœur se souvient. cet air-là me renvoiedamoiselle en la voiede notre hymne à la joie. hélas ! elle
La vie se cherche dans les artères du temps pluie d'été cmi
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Victor hugo (1802-1885) manuscrit, "oh ! n'insultez jamais une femme qui tombe !",1835, extrait
la faute en est à nous. a toi, riche ! à ton or !cette fange d'ailleurs contient l'eau pure encor.pour que la goutte d'eau sorte de la poussière,et redevienne perle en sa splendeur première,il suffit, c'est ainsi que tout remonte au jour,d'un rayon d
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Bas relief représentant la troisième des parques, atropos, coupant le fil de la vie (auteur inconnu)
j’arrive, je le sens, au bout de quelque chose,si ce n’est de l’année, peut-être de ma prose,et si ce n’est d’une ombre, encore inassouvieen ce non-dit bavard, serait-ce de ma vie ? contre vents et marées, aux humbles périssoires,j
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... empêtré dans le faire essayons de penser, ... / ainsi qu’en leurs ballet, mille obtuses fourmis ...
nous sommes harassés du chant des solitudes,chaque jour un peu plus, mensonge à nos cœurs prudes,habillés du manteau des vaines avanies,comme oripeaux clinquants en les nuées ternies. vides le plus souvent, nos âmes sur la croix,fatigu
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Elias gottlob haussmann (1695-1774), portrait de johann sebastian bach, 1748
il aurait détesté, le vieux bach de leipzig,détricotée soudain aux abords du néant,l’idée que son ultime et admirable fugue,resta inachevée, son geste suspendu. au moment qu’il s’élance le contresujetarrête son discours énonçant son objet ;mon étrave en c
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... le corbeau du malheur, noir et terne giron / croasse dans la nuit ouverte par son cri ...
je n'ai voulu remplir cet impossible rôle,ce fardeau des douleurs qui s’imposait à moi ;j’ai fui loin des fureurs, dédaigneux de vos peines,ingrat, je refusais de voir votre déroute. hors de la débandade j’ai tenté ma routetournant le dos au se
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... voyez ce chevalier à la pauvre figure,/ prisonnier de son rêve, absurde pilori, ...
pourvoyeur attentif de ma propre détresse je travaille sans fin à saper mon bonheur,délavant mes regards au fiel de l’amertume,je peins la nuit sur l’onde et le drame en plein ciel. et le vivre, à mes reins, coule, superficiel,au reflux de mon sang l
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... dans ce monde poisseux, souterraine imposture / où l’homme se déprend de l’humaine nature...
la rame du métro souffle siffle, lamproiequi feule et se lamente, on dirait qu’elle broiequelque chose, devant, morne et vivante proie. brusquement emporté de station en stationmarchandise, floué, terne et sans émotion,le peuple de paris fui
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... et, dans cette géographie, / je vais à l’amble, nostalgique ...
je suis le songe d’une étoile,peut-être d’une galaxie ;en moi gîte, matière noire,la face cachée de la nuit. je sais que l’univers me fuit,que l’infini n’est qu’une moire ;le doute est ma seule praxie,mais rien, jamais, ne se dévoile. au gouvernail de la raiso
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La poésie est le réel véritablement absolu. plus c'est poétique, plus c'est vrai.
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Léonard de vinci, (1452-1519), saint-sebastien, esquisse, vers1480, détail
je viens voir où j’en suis de mon prochain poème.est-il à survenir, ou bien trop vague, encor,pour naître de ma plume aux virtuelles instances ? il n’est rien que je puisse induire de ces stances,à peine dessinés, la trame et le décor,à peine plus, céans, qu
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Hieronymus bosch (1453-1513), "la mort et la misère", détail
s’il s’en revient, le jour, et que je suis céans,pareil à moi, encor, le cœur face aux néants,béant dessous la nue comme un caisson d’horloge,dans l’absence obstinée que le doute proroge ; dis-moi, vieille camarde si tu viens me prendre,en l’allure d’un jeu où n’ai
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... en l’abîme profond des vers que je refends, / sont en mes flancs crevés mémoire de sumer ...
1. épuisé de ce dol où, folle, ma douleur,en mon âme broyée appose sa part d’ombre,je trace ma misère au seuil de cet estran,étranger à la rime où mon verbe dérive. arrimé à ce port, ma rive est une esquive,un môle, forfaiture où m
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... en l’abîme profond des vers que je refends, / sont en mes flancs crevés mémoire de sumer ...
1. épuisé de ce dol où, folle, ma douleur,en mon âme broyée appose sa part d’ombre,je trace ma misère au seuil de cet estran,étranger à la rime où mon verbe dérive. arrimé à ce port, ma rive est une esquive,un môle, forfaiture où m
Dans le silence des regards rien ne peut l'arreter la lumiere passe et demeure éternelle git dans le souffle dans la joie du désir dans l'au-dela des formes elle est. cmi
/image%2F0951438%2F20170502%2Fob_4c9e34_de-ce-qui-nous-consume.jpg)
... à lécher cette plaie, en sa tanière, au soir, / on s’en fait le lieu même où vient gésir l'espoir ...
nul n’est inguérissable et, quelque grand qu’il soitle chagrin se délave en nos âmes cavées.oh, certes, on n’oublie rien, de strates en scoriesnotre psyché s’encombre en son morne réduit. au chant de l’habitude un vain
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Détail de l'affiche du film "la chienne" 1931, de jean renoir (1894-1979)
dès le milieu de nos viesnous sommes déjà dans la mortl’on va l’on vient sur nos parvisle muscle fléchit sous l’effort. à nos lèvres monte un cantique,son funèbre, il nous équarritquand la faucheuse, sarcastique,affute sa lame et s’en rit. le corps éprouve l
/image%2F0951438%2F20170427%2Fob_b64946_reculade-ulysse-vase-grec-v-avjc-copie.jpg)
Ulysse et les sirènes, vase à figures rouges, vème siècle av jc
qu’est ce donc, ce jour là, qui m’aura retenu,lorsque le vide en moi excavait sa béance,quand j’ai failli, en lui, tirer ma révérence,simple, exact et lucide et soudain bienvenu ? quand tout paraissait clair, ma geste suspendueface au néant offert, ainsi, comme une ivres
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... j’aimerai tant connaître, encor, l’aimable joute, / et le tendre babil de l’oiseau roucouleur ...
un peu plus loin, là-bas, de verts enfants discutent.je n’entends pas les mots mais le chant de leur voix,leurs accents, leurs éclats. cela monte, descend,c’est un flot de questions, des « pourquoi ? », des « comment ? » un adulte,
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" it's does matter " , english version following
peu importe si d’autres ciels n’existent pas si noir et blanc se reproduisent la nuit, la ville et le vent peu importe les jours passés sur des bancs dans l’entrecroisement de silences bruyant a regarder l’enroulement du temps et des fumées blanches ta seule présence bleue repense la terre
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Léon joseph florentin bonnat (1833-1922), job (détail)
au versant silencieux de la muse dolente,telle est mon avanie en l'insomnieuse sente ;et j'avance, monarque affairé de sa plainte,mon ukase arrogant n'est qu'une âpre complainte. empereur des minuits, je grave mon empreinteen la rive nocturne et vierge de l’étreinte ;et l’ambitus profo
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... la cale hélas, ah, fracassa / la rosace de ce gars-là, / perspicace, qui se cassa ...
qui mena l’homme à omaha ?nomade, au dogme il s’adossa,se lassa de là à lhassa,sa donne, manne, nomma là. l’amarre héla, la camaraderadina au cas de l’aura,crade, aux rades qu’on décora :l’aura laura la mascarade. la cale hélas, ah, fracas
/image%2F0951438%2F20170425%2Fob_3ed556_deramee.jpg)
... au fond de nos tiroirs, reliés, contrecollés / nos rêves de papier, froissés, sont vanités ...
la poésie ainsi devient œuvre virtuelle :adieu encre, papier, posture solennelle,on regarde les mots paître sur un écran,troupeau, curieuse estive, pixels noirs sur blanc. formatée puis copiée, collée muse confuse…imprimer n’est pas é
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... éveille-toi, ma belle, et redeviens l'ogresse / qui hante mon désir à l'orée de mes fièvres ! ...
reverse-moi, encor, de ce vin d'allégresse,éveille-toi ma mie, le chagrin peut attendre ;ouvre tes bras, j'y viens verser ma véhémencepour griser de ton sein mon intime vertu. éveille-toi, ma mie, éveille-toi veux-tu ;les cieux se pâmen
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... éveille-toi, ma belle, et redeviens l'ogresse / qui hante mon désir à l'orée de mes fièvres ! ...
reverse-moi, encor, de ce vin d'allégresse,éveille-toi ma mie, le chagrin peut attendre ;ouvre tes bras, j'y viens verser ma véhémencepour griser de ton sein mon intime vertu. éveille-toi, ma mie, éveille-toi veux-tu ;les cieux se pâmen
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Enluminure extraite du roman de fauvel, xive siècle
encore une minute, je ne l’ai finie,je me suis fourvoyé en ma dernière instance ;souffrez que je reprenne un vers en cette stance,fort bancal je le crains, vague et mal défini. c’était, comment vous dire ? un moment d’infini,un instant d’abandon et je m’en suis épris ;je ne mérite
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... et l’aimable minois des bambins qui nous cernent / revers de notre âge quand nous sommes vieux ...
l’enfance est la moitié, au moins, de notre vie,au bout du temps elle est cet exil étonnéoù, malgré soi, souvent, mélancolie nous plonge :peut-être est-ce folie de n’y pas retourner. et l’aimable minois des bambins qui nous cernent
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... mon navire échoué dépourvu de son ancre, / je serai le comptable de ma déchéance ...
il est une rumeur en l’ombre où je m’incline,comme le chant amer d’une ancienne comptine.où sont passées du temps, les promesses intimes,secondes, par milliers comme des millimètres ? se sont accumulées, vives sous nos fenêtres,aussitôt dispar
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... écoute enfin la voix des barbares instances, / le cri des profondeurs de l'humain méprisé ...
1. écoute ces muets qui parlent en silence,emmurés dans leurs vies par le fer des névroses :ils discourent en eux sans cesser de se taire. anonyme légion de nos brumes humainesqui passe à nos cotés et colore nos jours,mutisme inébranlable, ha
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... à l’amble de mon pas, désormais hérétique, / mon verbe cherche une ombre en l’horizon pluriel ...
j’ai voulu de ma peau frotter la peau du ciel,dans le silence clore une bouche d’orgueil,et puis dans la douleur, d’un chant superficiel,enluminer l’espace en ma vaine pratique. aux collisions des mots, dont j’ai fait mon portique
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... à l’amble de mon pas, désormais hérétique, / mon verbe cherche une ombre en l’horizon pluriel ...
j’ai voulu de ma peau frotter la peau du ciel,dans le silence clore une bouche d’orgueil,et puis dans la douleur, d’un chant superficiel,enluminer l’espace en ma vaine pratique. aux collisions des mots, dont j’ai fait mon portique
/image%2F0951438%2F20170418%2Fob_2c5710_in-quarto.jpg)
... hélas, ma page est mon tombeau, / rangés, ternes en in-quarto...
combien de pages font un livre ?un poème, combien de mots ?vingt-six lettres pour tout décrire,tant de syllabes, un seul écho. le sonnet paye mon écots’il faut une pensée construire,j’écris à l’encre de mes mauxdont l’alexandrin me délivre. ma verve au verbe en g
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... tantôt, promesse dans nos bras, / elle babille sur nos pas ...
l’enfance longue est pourtant brève,immense à l’heure de l’aurore,du néant le cœur approchantelle est infime au soir couchant. tantôt, promesse dans nos bras,elle babille sur nos pas,innocence, là, qui péroreet nous pare de son doux rêve. au chant d’angoisse, intime
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... ainsi l’éternité emporte notre appel ... / ... en la secrète voix qui hante notre joie ...
la fournaise d’été alanguissait nos cœurs,nous joutions mollement dans la geste d’aimer ;sur nos échines nues, de brûlantes sueurss’exsudaient à nos corps tout prêts à s’enflammer. et dans l’humble moment de la peine abrogée,là, n
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Représentation allégorique du phénix, anon., xviiie siècle
cela n’aura servi à rien,ces belles rimes musicales,ce verbe allant à pas comptésen mes traverses sidérales. je n’en suis que le ricochetreflet de vos simples bontés,muses, aussi votre hochetaux cavales du quotidien. j’ai fait ma chance, au renouveaude ma chanson, de mon esca
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All,of light, will return hdn june 2017 to marie pierre and alfred
when i clicked on my nikon, this sunday morning, i did not try to have an effect, this strange light was on my photo .. during production work, i just conversed the colors in black and white
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Honoré daumier (1808-1879), comte auguste hilarion de kératry, dit aussi l'obséquieux
c’est une promenade au verbe calibré,une romance sage un peu dans l’air du temps,ça ne dérange rien, furtive chansonnette,souffle d’air en la brise où passe un mirliton. c’est tra-la-la-la-lère et là itou dit-on,fade musique aimée de l’humble m
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Marcel carné (1906-1996), photo extraite du film "la marie du port", 1950.
1. il ouvre son journal avec affectation,paravent dérisoire où le monde résonneet son regard parcourt avec mélancolieles pages encombrées d’images et de signes. dans le bar délaissé où son désœuvrementle conduit dès matin, tôt levé, sans raison,il épuise le
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Avec l’aimable autorisation de philippe aujames, auteur de l’aquarelles « les marcheurs »
et puis la vie prendra sa part,nous en irons sur nos chemins,aveugles, nus, pourtant confiants,habités d’une étrange fête. et vivre sera notre faîte,nos jeunes songes édifiants,nos boucliers, nos parchemins,jusque dans l’aube du départ. la rout
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Pierre, accordeur, calligraphie, aussi, dessine joliment et pratique l'amitié comme un art de vivre
lors tu fus pierre, pierre, au pas de ce poème,quand, sur le nœud gordien de la dernière strophe,vainement, hésitant, je cherchais l’apostropheton rire, au téléphone, à vaincu mon carême. ainsi, comme souvent ma verve accoutumée,d’une b
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A propos de germinal : emile zola, l’homme qui voulait expliquer la nature humaine
La manifestation, peinture de jules adler.
il m’est arrivé plusieurs fois d’acheter des livres sur des lieux historiques. on trouve en effet dans les librairies des musées des documents que l’on ne trouve pas ailleurs ou du moins, sauf à faire une recherche précise, on ne va pas directement vers eux, chez les libraires, un peu étourdi pa
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Montage photographique d'après le film "le miroir" d'andrei tarkovsky, (1932-1986)
en chaque âme blessée retrouve mon image,y reconnais, semblable, un peu de mon visage,me suffit d’un éclat dans l’orbe d’un œil sombrepour que de la famille humaine me dénombre. je suis de cette espèce où, du grain de ma peau,défroque d’un espace et
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Montage photographique d'après le film "le miroir" d'andrei tarkovsky, (1932-1986)
en chaque âme blessée retrouve mon image,y reconnais, semblable, un peu de mon visage,me suffit d’un éclat dans l’orbe d’un œil sombrepour que de la famille humaine me dénombre. je suis de cette espèce où, du grain de ma peau,défroque d’un espace et
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Charles john huffam dickens (1812-1870), père, en littérature, de plusieurs orphelins célèbres
ce n’est pas un voleur, juste, il chaparde un brin,une jeune voilure, ainsi, cherche le grain ;son jardin d’hespéride est celui du voisin,il y croque la pomme et goûte le raisin. il singe en sa chambrée la geste d’une idole,il sait son palmar
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... où s’élèvent nos mausolées / solitude viendra nous prendre ...
il faut glisser vers l’infinisans doute, sans remord, sans cri,il est juste de se dissoudre,si vain de croire ou bien prédire ; geindre, craindre, gémir, maudirele temps s’entend à nous découdre :inutile qu’on se récrie,tout filera catimini. aux stances nues de l’
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... à contempler le large ... morne randonnée, / il me vient le remord d’un possible voyage...
1. j’ai toujours en mes mains une grosse valise,je l’emmène avec moi, partout je la trimballe.pourtant nul ne la voit, mais seulement, mon dos,courbé dessous son poids, montre que je fatigue. je cache bien mon jeu, je mène mon intrigue,tous mes