L'hiver les arbres lèvents leurs bras nus au ciel pour que la terre enfin relâche le soleil la nuit l'asphalte se déroule vers le ciel rubans lumineux procession de soleils au sommet mon regard plonge dans la vallée je fais corps avec la voiture, aspiré une courbe : je vire et peux souffler j'émerge du métal et reprend mon humanité
Alexandre
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Avec la loire comme repère, serpentant parmi les maisons de pierre et des chapelles à chaque carrefour, pour clamer qui possède ce sol lourd avec les sucs comme des seins couverts d'une peau de pins et les vallons aux brumes suaves qui tranchent avec les coulées de lave je me sens fier d'être vellave
Je me tiens debout au bord du gouffre dans le fond tournent des éclairs mordorés leur éclat métallique semble m'attirer je perds pied quand je sens sur moi son souffle m'appeler en silence, seul, je reprends mon souffle surtout ne pas pleurer, ne pas craquer "tu as fait le nécessaire, ce qu'il fallait" alors pourquoi est-ce que sans fin j'en s
Mon coeur semble tomber dans ma poitrine sans jamais s'arrêter je me sens abandonné seul dans la foule, comme étranger pourquoi pourrais-je les intéresser? ai-je quelque chose à partager? la tristesse semble me draper son poids me rend voûté le spleen est une liqueur amère comme l'arrière goût de l'enfer
J'attends un geste, un mot, je patiente, transi, le grand vide attend que je baisse les bras, je lutte, me maudits d'être dans cet état peut-être que de sa part c'est juste un oubli? et j'attends pour cheminer à travers ma vie de trouver la faille, de gagner ce combat pouvoir dire : "je suis revenu de là-bas" la vie n'est pas un combat, c'est
Toi, lissée, haut perchée, maquillée, apprêtée, moi, gauche maladroit, bien intentionné pouvions-nous rencontrer et communiquer? le temps d'une phrase la magie a fonctionné puis cupidon, farceur, a éternué! et dans la case "bizarre" je suis tombé! la belle me laissera t'elle rembobiner ?
Un corbeau vole au dessus de ma tête son ombre immense plane au dessus de la vallée il s'approche s'éloigne mais jamais ne disparait je le vois sourire quand je baisse la tête il tente de me donner des coups de becs je me défends : il veut me fatiguer il repart et revient à la charge sans arrêt il sait qu'un jour il bouffera du mec épuisé,
Une robe est entrée dans ma vie a moi qui me croyait maudit une amie est entrée dans ma vie elle est ma terre, mon appui une femme est venue dans ma vie elle l'a allumée par sa magie une maitresse est entrée dans mes nuits les mots manquent pour décrire ce que l'on vit une mère est venue m'offrir la vie et deux jolis bambins aux yeux qui rien
L'homme qu'on croyait solide est terrassé un petit coup au coeur : balayé! toute armure a sa fragilité rien ne sera pareil après parfois on aimerait pouvoir muer oublier vais-je vivre après m'être fait scalper? bien malgré toi tu m'as coulé jamais je n'aurais cru te détester mes jambes sont lourdes je vais tomber il n'y a que la poussière
Tadam! tadam! d'un pas décidé madame martèle le macadam, y plantant des flammes qui vont germer dans les yeux des hommes attirés par ses jambes à tomber sur talons hauts perchées valine! valine ! une fine fille à la crinière léonine fait voler ses cheveux quand elle ondine, féline les hommes l'entourent, par sa grâce subjugués c'est une