La rouerie du poème . il est insolite que si souvent je découvre sous les mots jadis écrits par moi autre chose que ce que j’avais cru . heureux qui n’eut que la responsabilité de parler ou d’écrire matériellement sans avoir celle de ce qui est dit et qui change sous les mots selon l’heure et la lumière du jour . ce sentiment que sou
Xavier Bordes
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Xavier Bordes
Un poète quelconque. Errant sur une planète invivable pour lui sans poèmes..
Ses blogs
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Le blog de Xavier Bordes - POESIE.
Des poèmes, et de la réflexion sur le "poétique". Dans la simplicité.
"comme un bruit de source..."
Nouveaux poèmes de Xavier Bordes
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Articles à découvrir
Une parcelle immatérielle . cette insaisissable beauté, aïlenn, qui chavire l’âme, je la retrouve sur le visage de ce bambin croisé au supermarché ou de cette jeune femme qui s’absorbe dans la consultation des étagères pour n’oublier aucune des choses dont a besoin son foyer, plus troublante encore sur le visage de cette dame âgée d
Par la fenêtre . dehors se trouve un monde étrange des villages bas avec une rue centrale et des croisées noires où de blancs rideaux retombent sur des faces intriguées elle n’aiment pas qu’on voie leur curiosité s’interroger sur le garçon en moto crépitante qui tourne au coin de l’unique carrefour ou le type trapu qui sort du bistr
L’irréversible . tellement atterré de la façon dont tournent les événements et le monde il aiguillait vers les mots les visions qu’il portait en lui d’une époque en voie d’extinction le mot abeille le mot lavande le mot olivier cigale thym romarin mimosa tilleul tuiles romaines tourterelles ocre rose petite tortues vertes pins parasol
Le soleil . tel ce bagnard d’autrefois condamné à casser des cailloux en sachant que son labeur ne profiterait à personne . dans ce monde instable qui tue en premier les cigales et les papillons aux ailes de vitrail où chacun négocie avec sa mort comme il peut . lui jouait avec les mots de la tribu et s’adonnait à des poèmes en vers lent
Au miroir d’un feu de branches . dans le soir la flamme balance haut ses épis dont les tiges fusent vers les petites étoiles l’odeur de la fumée restaure alentour l’atmosphère des origines, les grottes profondes où des ombres esquissaient aidées de l’enseignement crépitant du silence les contours fantasmagoriques des choses pour insp
Prairie d’opio le matin . cette herbe haute qui ondoie et dessous la luisance du pré suggère un micromonde, on dirait une touffe non de sauge mais de songe - qui inspire... fourmi l’on s’imagine multipattant entre les tiges ombreuses aux tailles de troncs verts fichés dans la fine poudre brune du sol à peine sec où parfois il y a un éno
Par la fenêtre . dehors se trouve un monde étrange des villages bas avec une rue centrale et des croisées noires où de blancs rideaux retombent sur des faces intriguées elle n’aiment pas qu’on voie leur curiosité s’interroger sur le garçon en moto crépitante qui tourne au coin de l’unique carrefour ou le type trapu qui sort du bistr
Saguaros . les bras levés ce cactus candélabre photographié dans le désert de sonora semble s’adresser au ciel indifférent il est grisé de vent et de poussière . à quoi font-ils penser lui et ses pareils de loin en loin disséminés sur l’étendue ainsi que d’immobiles pèlerins solitaires cliché s tandis qu’ils migrent vers la mer
Lancinante survie . le sommeil éteint la nuit puis le mirage de vivre rallume le noir bien avant le jour ce zinzinement presque imperceptible c’est la « clim » et ce chiffre lumineux là-bas - 05.21 - c’est l’heure du silence . nous voici passés de l’autre côté du temps dans notre dos s’agite une mer de mémoire siècles sur siècle