Comment devenir chauffeur de taxi ?
La conduite en ville est votre passe-temps favori, et vous vous imaginez très bien vivre dans votre voiture, y manger, y dormir. Pourquoi ne pas également y travailler également, en faisant d'elle votre instrument de travail ? Le métier de conducteur de taxis vous permet d'accomplir ce rêve. Voici quelle formation suivre pour devenir chauffeur de taxi.
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La formation
La formation de chauffeur de taxi est dispensée au sein de centres de formation, ou par correspondance. Parmi ces centres, on trouve le CNFT (Artisan-taxi.com), l'école de taxis PGS (dans l'Indre-et-Loire), ou encore Phoenix Formation, située dans les Hauts-de-Seine. Pour y accéder, vous devez justifier d'un diplôme équivalent au moins au niveau CAP/BEP, et être titulaire du permis B depuis 2 ans. Vous devez être médicalement déclaré apte à l'exercice de la profession, et présenter un casier judiciaire vierge. Enfin, vous devez avoir les bases des premiers secours, avec au minimum l'AFPS (il est obtenu au niveau collège le plus souvent). La formation dure 10 semaines, et vous prépare aux diverses épreuves. La partie théorique comporte du français, de la gestion, une vérification de votre connaissance du Code, de la réglementation du métier, et de la sécurité. Vous devez également montrer votre connaissance géographique du secteur sur lequel vous souhaitez exercer. L'épreuve pratique est une épreuve de conduite en double sur le terrain, avec une étude de cas.
Les débouchés
La plupart des chauffeurs sont locataires d'une société de taxis, afin de ne pas avoir à financer l'achat d'un permis de taxi, souvent long à obtenir, et très coûteux (jusque 310 000€). Vous "empruntez" la voiture et disposez du droit d'exercer, contre une cotisation.
Très rares sont les taxis entièrement salariés : dans ce cas, le taxi n'est pas libre de ses heures d'exercice, mais relève du système social général.
Enfin, les artisans constituent le dernier débouché, avec une entière liberté, mais l'obligation d'avoir acquis leur plaque, dont le nombre est de plus en plus strictement réglementé par les préfectures.
Les heures de travail sont longues, et décalées. Le métier réclame autant le calme dans la circulation (y compris en fin de journée, même dans les embouteillages) que la courtoisie avec les clients (y compris là aussi en fin de journée).
Le marché ne connaissant pas de grande expansion, il est important de savoir diversifier ses offres, avec par exemple le transport médical, ou de personnes âgées, et même les circuits touristiques.
Bon à savoir
Sur les 50 000 chauffeurs professionnels, un tiers sont des taxis parisiens.
En début de carrière, un taxi gagne entre 1300 et 2300€ par mois, s'il est locataire ou salarié. Les artisans déclarent parfois jusqu'à 3000€ (montants constatés en mai 2011).