René Daumal : biographie et œuvres
René Daumal est un artiste français, né à Boulzicourt, en Ardenne. Poète, critique et écrivain, il fit dans sa jeunesse de nombreuses expériences, pour comprendre la vie. Passionné de sanskrit, il créa plusieurs revues et exerça plusieurs métiers.
/wedata%2F0040010%2F2011-08%2FRene-Daumal-A-Fundamental-Experiment-Hanuman-1987.jpg)
Ses débuts, ses expérimentations
René Daumal est né le 16 mars 1908 à Boulzicourt. Il était un poète, critique, mais aussi un indianiste et un écrivain. Daumal s’engage très tôt dans des expériences littéraires nouvelles. Il crée à Reims le groupe "Sphères simplistes", avec trois amis. Ce groupe est inspiré d’artistes comme Arthur Rimbaud et Roge Vailland. Daumal est un bon élève, mais avec ses amis, ils cherchent à imiter Rimbaud, dans son dérèglement de tous les sens. Ainsi, ils goûtent différentes drogues et jouent à la roulette russe. Daumal va encore plus loin en se provoquant lui-même un état de coma grâce au tétrachlorométhane, un composé chimique. Il pense qu’il pourra alors découvrir une dimension parallèle, mais cette expérience aura pour seul effet de fragiliser sa santé. Il entre au Lycée Henri IV à Paris à 17 ans. Il y rencontrera Simone Weil. Daumal se passionne pour l’Inde et ses textes sacrés en sanskrit, qu’il décide d’étudier. En collaboration avec Roger Vailland et Josef Sima, il conçoit "Le grand Jeu", une revue de trois numéros, active de 1928 à 1930. En 1930, il rencontre Alexandre de Salzmann, un disciple de Gurdjieff. Il confirme alors de nombreuses intuitions et il décide de mettre fin à sa vie littéraire et commence une nouvelle vie qu’il considère comme une "métaphysique expérimentale". Il est ensuite engagé comme attaché de presse pour Uday Shankar, un danseur et l’accompagne aux États-Unis de 1932 à 1933.
Ses œuvres
Daumal raconte cette période dans "La Grande Beuverie", sa première grande œuvre littéraire. Sur un ton humoristique, il critique les fondements de la société et s’interroge sur la vie. Il retourne à Paris en 1933 et expérimente une vie difficile. Pour son œuvre "Le Contre-Ciel", il obtient le Prix Doucet et écrit quelques traductions des livres d’Hemingway et d’œuvres en sanskrit. Il travaille sur le texte "Poésie noire, Poésie blanche" et à partir de 1934, il est responsable d’une chronique dans "La Nouvelle Revue française". Sans domicile fixe, Daumal se déplace de ville en ville avec son épouse Véra Milanova. Il apprend alors qu’il a la tuberculose et séjourne donc le plus possible dans les Alpes et les Pyrénées. Véra étant israélite, ils se cachent pendant la guerre. Cette période permet à Daumal d’écrire ses plus belles œuvres. Il meurt à Paris le 21 mai 1944, laissant de nombreuses œuvres inachevées.