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Le Four des Navettes, à Marseille

Si l'on connaît Marseille pour sa très longue histoire, et plus largement pour l'accent de ses habitants et leur attachement au football et à la pétanque, bien peu de personnes savent que la ville renferme encore des trésors dont les Marseillais se transmettent la connaissance de génération en génération. Il en est un particulièrement cher aux provençaux : le Four des Navettes.

Au détour d'une balade qui commence sur le Vieux Port, vous atteignez le cours d'Estienne d'Orves, recouvrant les anciens canaux de l'historique Arsenal des Galères. Vous prenez un petit escalier niché entre deux immeubles anciens, et vous atteignez la rue Sainte. Soudain, vous êtes assaillis par un parfum inattendu. A l'odeur de la mer se substitue celle de la fleur d'oranger. En remontant la rue vers l'abbaye Saint-Victor, vous localisez la source de cette délicieuse fragrance. Vous venez de trouver la plus ancienne boulangerie de Marseille : le célèbre Four des Navettes. En entrant dans la boutique, c'est à la fois une explosion d'odeurs et un véritable régal pour les yeux : des navettes à perte de vue ! Des mounas ! Des pompes ! Toutes les pâtisseries provençales traditionnelles sont représentées, et pendant un moment, vous remontez au temps de l'enfance, lorsqu'une grand-mère bienveillante vous faisait découvrir pour le dessert l'un de ces délicieux gâteaux. La frénésie passée, vous regardez autour de vous, et au-delà de la promesse d'un prochain petit-déjeuner gourmand, vous réalisez que vous venez de mettre un pied dans un véritable morceau d'histoire. Fondé en 1781, la boulangerie est toute proche de l'abbaye Saint-Victor, lieu de célébration privilégié des fêtes de la chandeleur à Marseille. C'est à cette occasion que les premières navettes furent conçues. Le boulanger de l'époque, Monsieur Aveyrous, avait en effet décidé de créer un biscuit célébrant l'arrivée des trois saintes, Marie-Madeleine, Marie-Salomée, et Marthe, par barque, sur les côtes provençales. La navette symbolisait la "nave" sur laquelle les trois femmes avaient pris place avec Lazare pour quitter la Terre Sainte. À bien y regarder, le four est toujours constitué des mêmes briques, les tommettes marseillaises sont toujours en place sur un sol un peu inégal, et même si les murs sont régulièrement repeints, la boutique a gardé son âme d'antan, ce qui la rend si unique et si chère au cœur des provençaux.

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